Chapitre 9

Raisonnement et Prise de Décision

Nous aimons penser que nous prenons nos décisions importantes de manière rationnelle, logique et sans biais ni erreur — mais est-ce vraiment le cas ?

🧠

Version Audio

Version Vidéo

Introduction

🎯 Objectifs d'apprentissage

  1. Comprendre le raisonnement déductif et inductif
  2. Comprendre les principales théories de prise de décision
  3. Comprendre comment le contexte des choix affecte les décisions
  4. Identifier les biais cognitifs qui influencent notre raisonnement

Dans le raisonnement, l'information disponible est prise en compte sous forme de prémisses. Une conclusion est atteinte sur la base de ces prémisses à travers un processus d'inférence. Le contenu de la conclusion va au-delà de chacune des prémisses individuelles.

🎒

L'histoire de Knut : Un exemple de raisonnement quotidien

Imaginons Knut qui prépare sa valise pour des vacances en Espagne. Il fait ce raisonnement simple :

Prémisse 1 : Dans tous les pays d'Europe du Sud, il fait chaud en été.
Prémisse 2 : L'Espagne est un pays d'Europe du Sud.
Conclusion : Donc, en Espagne il fait chaud en été.

La conclusion découle directement des prémisses, mais elle inclut une information qui n'est pas explicitement énoncée dans les prémisses. C'est une caractéristique typique du processus de raisonnement.

Raisonnement Déductif

📖 Définition

Le raisonnement déductif concerne les syllogismes dans lesquels la conclusion découle logiquement des prémisses. On part du général pour aller vers le particulier.

Syllogismes catégoriques

Dans les syllogismes catégoriques, les énoncés des prémisses commencent typiquement par « tous », « aucun » ou « quelques », et la conclusion commence par « donc », « ainsi » ou « par conséquent ». Ces syllogismes décrivent une relation entre deux catégories.

⚖️

Approche normative

Basée sur la logique, elle traite du problème de catégoriser les conclusions comme valides ou invalides.

« Valide » signifie que la conclusion découle logiquement des prémisses.

🔬

Approche descriptive

S'intéresse à estimer la capacité des gens à juger la validité des syllogismes et à expliquer les erreurs qu'ils commettent.

Deux méthodes utilisées :

Méthode d'évaluation : On donne deux prémisses et une conclusion, la tâche est de juger si le syllogisme est valide.
Méthode de production : On donne deux prémisses, la tâche est de développer une conclusion logiquement valide.

⚡ Deux principes fondamentaux

Principe d'Aristote : « Si les deux prémisses sont vraies, la conclusion d'un syllogisme valide doit être vraie. » (Goldstein, 2005)

Second principe : « La validité d'un syllogisme est déterminée uniquement par sa forme, pas par son contenu. »

🎭

Un syllogisme surprenant mais VALIDE

Prémisse 1 : Toutes les fleurs sont des animaux.
Prémisse 2 : Tous les animaux peuvent sauter.
Conclusion : Donc, toutes les fleurs peuvent sauter.

Même si la première prémisse est manifestement fausse et que la conclusion est absurde, le syllogisme reste logiquement valide. La validité dépend de la forme, pas du contenu !

Les Cercles d'Euler

Les cercles d'Euler permettent de représenter graphiquement les syllogismes et de visualiser les relations entre les catégories.

Peuvent sauter
Animaux
Fleurs

Représentation du syllogisme
« Toutes les fleurs peuvent sauter »

🧠 Le biais de croyance (Belief Bias)

Les gens ont tendance à juger les syllogismes avec des conclusions croyables comme valides, et ceux avec des conclusions incroyables comme invalides, indépendamment de leur validité logique réelle.

Exemple : Face à la conclusion « Certaines bananes sont roses », peu de participants jugeraient le syllogisme valide, même s'il l'est logiquement selon ses prémisses.

Syllogismes conditionnels

Les syllogismes conditionnels ont une première prémisse de la forme « Si... alors... » (Si P alors Q). Ces syllogismes sont très courants dans la vie quotidienne.

Exemple : La pluie et le parapluie

Prémisse 1 : S'il pleut, la femme de Knut a besoin d'un parapluie.
Prémisse 2 : Il pleut.
Conclusion : Donc, la femme de Knut a besoin d'un parapluie.

Les quatre formes de syllogismes conditionnels

Forme Structure Exemple Validité Taux de réussite
Modus Ponens Si P alors Q. P. Donc Q. Il pleut → Elle a besoin d'un parapluie ✓ Valide 97%
Modus Tollens Si P alors Q. Non-Q. Donc Non-P. Pas besoin de parapluie → Il ne pleut pas ✓ Valide 60%
Négation de l'antécédent Si P alors Q. Non-P. Donc Non-Q. Il ne pleut pas → Pas besoin de parapluie ✗ Invalide 40%
Affirmation du conséquent Si P alors Q. Q. Donc P. Elle a besoin de parapluie → Il pleut ✗ Invalide 40%
97%
Modus Ponens identifié correctement
60%
Modus Tollens identifié correctement
40%
Erreurs invalides identifiées

La Tâche de Sélection de Wason

Cette célèbre expérience (Wason, 1960) montre que les gens font plus d'erreurs de raisonnement dans des situations abstraites que dans des situations concrètes de la vie réelle.

🃏

Version abstraite : Lettres et chiffres

Règle à vérifier : « S'il y a une voyelle d'un côté, alors il y a un nombre pair de l'autre côté. »

Quelles cartes devez-vous retourner pour vérifier la règle ?

E
K
4
7

Résultats : 53% choisissent correctement « E », mais 64% choisissent incorrectement « 4 ». Seulement 4% répondent correctement (E et 7).

🍺

Version concrète : Bière et âge légal (Griggs & Cox, 1982)

Règle : « Si une personne boit de la bière, elle doit avoir plus de 21 ans. »

bière
soda
22 ans
14 ans

Résultats : 73% répondent correctement ! (bière et 14 ans)

📋

Schémas de permission

Nous avons des « schémas de permission » stockés en mémoire à long terme basés sur notre expérience de règles quotidiennes.

(Cheng & Holyoak, 1985)

🧬

Approche évolutionnaire

La capacité de « détection des tricheurs » fait partie de notre équipement cognitif développé au cours de l'évolution.

(Cosmides, 1989; Gigerenzer & Hug, 1992)

Raisonnement Inductif

📖 Définition

Le raisonnement inductif est le processus de faire des observations et d'appliquer ces observations par généralisation à un problème différent. On infère d'un cas particulier au principe général — l'inverse du raisonnement déductif.

🐦

Exemple : Les corbeaux noirs

Prémisse : Tous les corbeaux que Knut et sa femme ont vus sont noirs.
Conclusion : Donc, ils raisonnent que tous les corbeaux sur Terre sont noirs.

La conclusion est plus générale que l'information fournie par les prémisses. Les prémisses soutiennent la conclusion mais ne la garantissent pas.

💪

Induction forte

La vérité de la conclusion est très probable si les prémisses sont vraies.

Ex: « Tous les corbeaux vus sont noirs » → « Tous les corbeaux sont noirs »

🤏

Induction faible

La vérité des prémisses rend la conclusion possible mais peu probable.

Ex: « Knut écoute toujours la musique sur iPhone » → « Toute musique s'écoute sur iPhone »

Fiabilité des conclusions inductives

📊 Trois facteurs qui renforcent une conclusion

1. Nombre d'observations : Plus d'observations = conclusion plus forte

2. Représentativité : Observations variées en temps et lieux différents

3. Qualité des preuves : Mesures scientifiques renforçant la conclusion

Heuristiques et biais

Dans le processus de raisonnement inductif, les gens utilisent souvent des heuristiques — des raccourcis cognitifs qui aident à porter des jugements, mais qui peuvent parfois causer des erreurs.

🎯

Heuristique de disponibilité

Les événements plus mémorables sont jugés plus fréquents. (Tversky & Kahneman, 1973)

Lichtenstein et al. (1978) ont montré que les gens jugent les causes de décès « spectaculaires » (homicides, tornades) plus fréquentes que des causes moins dramatiques comme l'asthme, car elles sont plus médiatisées et donc plus faciles à rappeler.

👤

Heuristique de représentativité

Les jugements de fréquence basés sur la similarité plutôt que sur la logique formelle.

Conduit à l'erreur de conjonction (ex: le problème de Linda).

🔍

Biais de confirmation

Tendance à chercher ou interpréter l'information de manière à confirmer ses croyances préexistantes. (Nickerson, 1998)

Ex: Croire que les chats noirs portent malheur → remarquer davantage les événements négatifs après avoir vu un chat noir.

👩

Le problème de Linda — L'erreur de conjonction

« Linda a 31 ans, célibataire, franche et très brillante. Elle a fait des études de philosophie. Étudiante, elle était très préoccupée par les questions de discrimination et de justice sociale, et a participé à des manifestations anti-nucléaires. »

Qu'est-ce qui est plus probable ?

A. Linda est employée de banque
B. Linda est employée de banque ET active dans le mouvement féministe

La plupart des gens choisissent B, mais c'est logiquement impossible que B soit plus probable que A ! (L'ensemble des « employées de banque féministes » est inclus dans l'ensemble des « employées de banque »)

Induction vs Déduction : Comparaison

Raisonnement Déductif Raisonnement Inductif
Prémisses Énoncées comme des faits ou principes généraux Basées sur l'observation de cas particuliers
Conclusion Plus spécifique que les prémisses, obtenue par application de règles logiques Plus générale que les prémisses, obtenue par généralisation
Validité Si les prémisses sont vraies, la conclusion doit être vraie Si les prémisses sont vraies, la conclusion est probablement vraie
Usage Plus difficile (problèmes logiques), nécessite des faits établis Utilisé souvent au quotidien, rapide et facile

Prise de Décision

Les processus psychologiques de prise de décision sont essentiels dans la vie quotidienne. Imaginez Knut décidant s'il doit emporter son parapluie lourd à cause d'une « probabilité de pluie de 20% », ou choisissant entre deux types d'assurance voyage.

📐

Approche normative

Décrit comment les décideurs devraient prendre des décisions s'ils étaient parfaitement rationnels avec des préférences bien définies.

🔬

Approche descriptive

Décrit comment les décideurs prennent réellement leurs décisions dans la vie réelle.

Théories de la prise de décision

💰

Théorie de la Valeur Espérée (EVT)

La valeur d'une option = Probabilité × Valeur quantitative

Exemple : Un casino offre un jeu avec 80% de chance de gagner 10€.

Valeur espérée = 0,8 × 10€ = 8€

Selon l'EVT, vous devriez être prêt à payer jusqu'à 7,99€ pour jouer.

🎲 Le Paradoxe de Saint-Pétersbourg

Un jeu où une pièce est lancée jusqu'à tomber sur face. Si elle tombe sur face après k lancers, vous gagnez 2k euros. La valeur espérée est infinie, pourtant la plupart des gens ne paieraient pas plus de 10€ pour jouer !

Ce paradoxe montre les limites de la théorie de la valeur espérée.

📊

Théorie de l'Utilité Espérée (EUT)

Remplace la « valeur » par l'« utilité » — une mesure de combien nous croyons qu'un résultat est subjectivement bon (ou mauvais = désutilité).

Exemple de Knut :

• Probabilité de pluie : 20%

• Désutilité d'être trempé : -60 utils

• Utilité espérée = 0,2 × (-60) = -12 utils

Si emporter le parapluie lourd = -20 utils, Knut préférera risquer la pluie !

📉 Utilité marginale décroissante

L'utilité d'un gain est proportionnelle à ce que vous possédez déjà. Recevoir 5 000€ quand vous avez 100€ apporte beaucoup plus d'utilité que recevoir 5 000€ quand vous avez déjà 100 000€.

🎯

Théorie des Perspectives (Prospect Theory)

Développée par Daniel Kahneman et Amos Tversky (1979), elle décrit comment les gens pèsent réellement la valeur et la probabilité.

Fonction de valeur

• Utilité marginale décroissante pour gains et pertes
• Les pertes ont plus de désutilité que les gains équivalents n'ont d'utilité (« aversion aux pertes »)

Fonction de pondération

• Les petites probabilités sont surévaluées
• Les grandes probabilités sont sous-évaluées

Préférences construites

Contrairement à l'idée que les décideurs rationnels ont toujours des préférences bien définies, les gens font souvent des choix différents selon la façon dont les options leur sont présentées.

⚙️

Effet par défaut

Tendance à choisir l'option pré-sélectionnée plutôt que de sélectionner activement une autre option.

Exemple : Taux de don d'organes de 99% en Autriche et France (opt-out) vs ~54% aux États-Unis (opt-in). (Johnson & Goldstein, 2003)

🖼️

Effet de cadrage (Levin et al., 1998)

Des descriptions logiquement équivalentes mènent à des choix différents selon le « cadrage » positif ou négatif.

Exemple : « 90% de survie » vs « 10% de mortalité » pour la même opération (McNeil et al., 1982; Wilson et al., 1987)

🤔 Pourquoi les effets par défaut existent ? (Dinner et al., 2011; Jachimowicz et al., 2019)

1. Inattention : Les gens sont parfois inattentifs lors des sélections (Choi et al., 2002)

2. Aversion aux pertes : Les pertes associées au changement semblent plus importantes que les gains

3. Recommandation implicite : Les défauts sont perçus comme des recommandations (McKenzie et al., 2006)

Plus d'options = mieux ?

🍯

L'expérience des confitures

Des clients d'un supermarché pouvaient goûter des confitures. Certains avaient le choix entre 6 saveurs, d'autres entre 24 saveurs.

Résultat : Les clients étaient beaucoup plus susceptibles d'acheter un pot s'ils n'avaient que 6 saveurs à choisir. Les études suivantes montrent aussi que les gens sont plus satisfaits de leur choix final quand ils avaient moins d'options.

(Iyengar & Lepper, 2000)

⚠️ Surcharge de choix (Choice Overload)

Selon Chernev et al. (2015), la surcharge de choix dépend de :

• La difficulté de la tâche de décision
• L'incertitude du décideur sur ses préférences
• La complexité de l'ensemble des choix
• L'objectif de la décision

Points clés à retenir

🔄

Déductif vs Inductif

Le raisonnement déductif tire des conclusions spécifiques de prémisses générales. Le raisonnement inductif fait l'inverse : conclusions générales à partir de cas spécifiques.

⚖️

Normatif vs Descriptif

Les théories normatives et descriptives de la prise de décision ne s'alignent pas toujours. Les gens utilisent des heuristiques plutôt que la logique formelle.

🎯

Utilité des heuristiques

Les heuristiques aident souvent à arriver à des conclusions suffisamment précises, mais peuvent parfois mener à des erreurs de raisonnement systématiques.

Exercices

💰

Exercice 1 : Calcul de valeur espérée

Imaginez un pari avec 20% de probabilité de gagner 50€. Combien la Théorie de la Valeur Espérée suggère-t-elle que vous devriez être prêt à payer pour tenter ce pari ?

Indice : Valeur espérée = Probabilité × Valeur

🤔

Exercice 2 : Réflexion

Décrivez les effets par défaut et les effets de cadrage. En quoi ces phénomènes psychologiques divergent-ils de ce qu'un décideur parfaitement « rationnel » ferait ?

Pensez aux implications pour les politiques publiques et le marketing.

Glossaire

Raisonnement déductif
Processus de raisonnement où la conclusion découle nécessairement des prémisses générales vers un cas particulier.
Raisonnement inductif
Processus de faire des observations et de les généraliser pour formuler une conclusion plus large.
Syllogisme
Argument logique composé de deux prémisses et d'une conclusion qui en découle.
Modus Ponens
Forme valide de syllogisme : « Si P alors Q. P est vrai. Donc Q est vrai. »
Modus Tollens
Forme valide de syllogisme : « Si P alors Q. Q est faux. Donc P est faux. »
Biais de croyance
Tendance à juger la validité d'un argument en fonction de la plausibilité de sa conclusion plutôt que de sa structure logique.
Heuristique de disponibilité
Raccourci cognitif où les événements plus facilement mémorisables sont jugés plus fréquents.
Heuristique de représentativité
Raccourci cognitif où la fréquence est jugée sur la base de la similarité plutôt que de la logique.
Biais de confirmation
Tendance à chercher ou interpréter l'information de manière à confirmer ses croyances préexistantes.
Utilité espérée
Théorie selon laquelle les décisions sont basées sur la probabilité multipliée par l'utilité subjective d'un résultat.
Théorie des perspectives
Théorie descriptive de Kahneman et Tversky décrivant comment les gens évaluent réellement les probabilités et les valeurs.
Effet de cadrage
Phénomène où des descriptions logiquement équivalentes mènent à des décisions différentes selon leur présentation.

📚 Source

Ce contenu est adapté du chapitre 9 de l'ouvrage disponible à :
https://pilegard.github.io/cogfoundations/?utm_source

Quiz - Testez vos Connaissances

Question 1
sur 15
1
Quelle est la caractéristique principale du raisonnement déductif ?
A On part d'observations particulières pour généraliser
B La conclusion découle nécessairement des prémisses si celles-ci sont vraies
C La conclusion est plus générale que les prémisses
D Les conclusions sont toujours probables mais jamais certaines
2
Selon le second principe de validité des syllogismes, qu'est-ce qui détermine la validité ?
A La vérité des prémisses
B La plausibilité de la conclusion
C La forme du syllogisme, pas son contenu
D Le nombre de prémisses utilisées
3
Qu'est-ce que le biais de croyance (belief bias) dans l'évaluation des syllogismes ?
A Juger les syllogismes valides si leur conclusion est croyable, invalides si elle est incroyable
B Toujours croire les conclusions des experts
C Rejeter tous les syllogismes comme invalides
D Préférer les syllogismes avec des prémisses courtes
4
Quel est le taux de réponses correctes pour identifier le Modus Ponens comme valide ?
A 40%
B 60%
C 73%
D 97%
5
Dans la tâche de sélection de Wason (version abstraite avec lettres et chiffres), quel pourcentage de participants répond correctement ?
A 53%
B 4%
C 73%
D 64%
6
Pourquoi les participants réussissent-ils mieux la version « bière/âge légal » de la tâche de Wason ?
A Parce que la tâche est plus facile mathématiquement
B Parce qu'ils connaissent tous l'âge légal pour boire
C Grâce aux schémas de permission et à la détection des tricheurs
D Parce que les cartes sont plus colorées
7
Qu'est-ce qui caractérise le raisonnement inductif par rapport au raisonnement déductif ?
A La conclusion est plus générale que les prémisses et probablement vraie
B La conclusion est nécessairement vraie si les prémisses le sont
C La conclusion est plus spécifique que les prémisses
D On utilise uniquement des faits établis scientifiquement
8
Selon l'heuristique de disponibilité, pourquoi les gens surestiment-ils la fréquence des homicides par rapport à l'asthme ?
A Parce que les homicides sont effectivement plus fréquents
B Parce que les homicides sont plus médiatisés et donc plus faciles à rappeler
C Parce que l'asthme n'existe pas vraiment
D Parce que les gens n'ont jamais entendu parler de l'asthme
9
Dans le problème de Linda, quelle erreur logique commettent la plupart des participants ?
A Le biais de confirmation
B Le biais de croyance
C L'erreur de conjonction (juger P ET Q plus probable que P seul)
D Le Modus Tollens
10
Quel problème majeur la Théorie de la Valeur Espérée (EVT) rencontre-t-elle avec le Paradoxe de Saint-Pétersbourg ?
A Les probabilités sont trop difficiles à calculer
B Le jeu est illégal dans la plupart des pays
C Les gens ne comprennent pas les règles du jeu
D Le jeu a une valeur espérée infinie mais personne ne paierait plus de 10€ pour jouer
11
Selon la Théorie des Perspectives (Prospect Theory), comment les gens traitent-ils les pertes par rapport aux gains équivalents ?
A Les pertes ont plus de désutilité que les gains équivalents n'ont d'utilité
B Les pertes et les gains sont traités de manière identique
C Les gains ont plus d'utilité que les pertes n'ont de désutilité
D Les gens ignorent complètement les pertes potentielles
12
Quel est le taux de don d'organes en Autriche (système opt-out) comparé aux États-Unis (système opt-in) ?
A 54% en Autriche vs 99% aux États-Unis
B 99% en Autriche vs 54% aux États-Unis
C 75% dans les deux pays
D 20% en Autriche vs 80% aux États-Unis
13
Qu'est-ce que l'effet de cadrage (framing effect) ?
A La tendance à choisir les options présentées dans un cadre doré
B La préférence pour les images encadrées
C Des descriptions logiquement équivalentes mènent à des choix différents selon leur présentation
D La tendance à ignorer le contexte lors d'une décision
14
Que montre l'expérience des confitures (Iyengar & Lepper, 2000) sur le nombre d'options ?
A Les gens achètent plus et sont plus satisfaits avec moins d'options (6 vs 24)
B Plus d'options = meilleure satisfaction
C Le nombre d'options n'a aucun effet sur les achats
D Les gens goûtent plus avec 24 options et achètent autant
15
Qu'est-ce que l'utilité marginale décroissante ?
A Plus on possède quelque chose, plus on en veut
B L'utilité d'un gain est proportionnelle à ce qu'on possède déjà (5000€ apportent plus d'utilité à quelqu'un qui a 100€ qu'à quelqu'un qui a 100 000€)
C Tous les gains ont la même utilité quel que soit le contexte
D L'utilité augmente de façon exponentielle avec les gains