Construire les nombres de 0 à 100 : une animation pour le CP

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Nouvelle animation · Cycle 2 · Mathématiques · Réalisée avec l’IA

Construire les nombres de 0 à 100Dix cubes s’emboitent, une barre part chez les dizaines : la numération se voit se faire

CP · Nombres entiers jusqu’à cent · Toute l’année — aussi en grande section (jusqu’à 10, puis 20) et en rappel au CE1

Un compteur en haut, des cubes en dessous. On ajoute un cube, puis un autre… et au dixième, les cubes s’emboitent en une barre qui part dans la zone des dizaines, pendant que le compteur passe de 9 à 10. Cette animation montre, au tableau comme sur tablette, ce que les élèves de CP doivent comprendre : dix unités, c’est une dizaine.

Elle s’ouvre dans le navigateur, sans compte et sans installation, sur ordinateur, sur TNI ou sur tablette. Vous pouvez l’essayer directement ci-dessous.

L’animation dans la page. Pour l’ouvrir en grand, avec la partie réservée à l’enseignant :

Ouvrir l’animation « Construire les nombres de 0 à 100 »

Ce que l’on voit à l’écran

Tout est pensé pour qu’un élève de CP n’ait qu’une chose à regarder à la fois.

  • Un compteur à trois cases — C pour la centaine, D pour les dizaines, U pour les unités, chacune avec sa couleur. Le chiffre tourne quand on ajoute ou quand on retire.
  • Le nombre écrit en lettres, juste sous le compteur, avec des traits d’union entre tous les mots (orthographe rectifiée : « quarante-sept », « soixante-et-onze »).
  • Une voix qui lit chaque nombre à voix haute. On peut la couper.
  • Trois zones de matériel — les cubes isolés dans la zone des unités, les barres de dix cubes dans celle des dizaines, la plaque de cent dans celle de la centaine. Les cubes et les barres sont grands, pour être vus du fond de la classe.

Les fonctionnalités

  • −10 · −1 · +1 · +10 — ajouter ou retirer une unité ou une dizaine. Les boutons s’éteignent quand on passerait sous zéro ou au-dessus de cent.
  • Un nombre : « ajouter » ou « retirer » — on tape un nombre (37, par exemple) : les cubes arrivent un à un, puis les barres, et une ligne « reste à ajouter » descend jusqu’à zéro. Si l’on demande de retirer plus qu’il n’y a, l’animation le dit et ne fait rien.
  • Défilement — l’animation avance ou recule toute seule, de 1 en 1, de 2 en 2 ou de 10 en 10, à vitesse lente, normale ou rapide. « Stop » arrête n’importe où.
  • Aller à — affiche directement un nombre : le compteur, les lettres et le matériel se placent.
  • Son et plein écran — le son se coupe pour une dictée de nombres ; le plein écran sert au TNI.
  • Intégrer — donne le code à coller dans une page du cahier multimédia de l’ENT. L’animation s’y affiche seule et démarre au nombre affiché au moment où l’on copie le code.
  • Une partie pour l’enseignant, sous l’animation — l’objectif d’apprentissage, les extraits du programme et dix exemples d’activités de quelques minutes.

Les enjeux pédagogiques

Comprendre la base dix et la place des chiffres. Au CP, le programme aborde dès la période 1 l’aspect décimal (on groupe par dix) et l’aspect positionnel (la valeur d’un chiffre dépend de sa place dans le nombre). À l’écran, le chiffre des dizaines compte les barres, celui des unités compte les cubes isolés. Pourquoi 23 et 32 ne sont pas le même nombre se voit tout de suite.

Relier les différentes représentations d’un même nombre. Le programme demande d’associer le matériel (trois barres et cinq cubes), l’écriture en chiffres (35), le nom à l’oral, les unités de numération (trois dizaines et cinq unités) et l’écriture en lettres. L’animation montre tout cela en même temps : le nombre construit, écrit en chiffres, dit à voix haute et écrit en lettres. L’élève passe de l’un à l’autre sans changer de support.

Voir la dizaine se former… et se casser. Deux moments comptent plus que tous les autres : passer de 9 à 10, de 29 à 30 (dix cubes deviennent une barre), et reculer de 30 à 29 (une barre se casse en dix cubes). Ce sont les bases de la soustraction par cassage de dizaines, travaillée dès la période 3, et de la retenue de l’addition posée, introduite en période 4 ou 5.

Compter dans la suite des nombres. Le défilement fait compter de 1 en 1, de 2 en 2 et de 10 en 10 à partir de n’importe quel nombre, et à rebours : ce sont des exemples de réussite du programme. Le champ des nombres s’élargit avec l’année : jusqu’à cinquante-neuf au plus tard en période 2, jusqu’à cent au plus tard en période 3.

Aller du concret à l’abstrait, sans remplacer les vrais cubes. Le programme fait passer les élèves de la manipulation d’objets à la représentation imagée, puis aux écritures mathématiques. Il rappelle aussi qu’une manipulation réussie ne prouve pas qu’on a compris : il faut faire dire ce qu’on fait. L’animation est cette étape imagée, entre les cubes sur la table et le nombre écrit. Elle se travaille avec le matériel à côté de l’écran, et avec la parole : « trois dizaines et quatre unités, cela fait trente-quatre ».

Pourquoi ça aide à apprendre

  • Une seule chose à regarder. De gros cubes, trois zones, une vitesse lente : la tête de l’élève n’est pas encombrée, il suit le cube qui arrive et le chiffre qui tourne.
  • Prévoir avant de voir. « Si j’ajoute un cube à 29, que va-t-il se passer ? » L’élève cherche la réponse dans sa tête et l’écrit, puis l’animation la montre. Chercher avant de voir fixe la règle bien mieux que regarder.
  • Tous répondent, et la correction est immédiate. Chaque question se règle sur l’ardoise ; le compteur et les cubes donnent la réponse juste après, sans attendre.
  • Je montre, on fait ensemble, tu fais seul. L’enseignant fait tourner l’animation au tableau et met des mots sur ce qu’on voit ; puis la classe répond ; puis les élèves manipulent eux-mêmes, sur tablette ou avec les vrais cubes.
  • Pour les élèves allophones. On enseigne d’abord les mots du compteur — unités, dizaines, centaine — et la phrase « dix unités, c’est une dizaine », que l’on fait répéter. La voix donne le nom de chaque nombre : l’élève l’entend, le voit écrit et le voit construit.

En classe : six idées pour commencer

1. Le rituel du comptage (5 min, au tableau). Son coupé, vitesse lente, « avancer » : toute la classe compte avec le compteur. « Stop » au hasard : qui lit ce nombre ? Combien de barres ? Combien de cubes tout seuls ? On varie : de 2 en 2 à partir de 7, de 10 en 10 à partir de 4, à rebours à partir de 30.

2. Que va-t-il se passer ? « Aller à » 9. Les élèves écrivent sur l’ardoise le nombre qui vient après, puis on clique +1 et on regarde la barre se former. On recommence avec 19, 29, 59, puis 99.

3. Construis le nombre. Compteur à zéro, l’enseignant dicte « 4 dizaines et 7 unités » ; un élève construit avec +10 et +1, la classe lit 47. Plus difficile : « 3 dizaines et 12 unités », pour voir la dizaine se former toute seule.

4. Dictée de nombres. Son coupé, l’enseignant dit un nombre, les élèves l’écrivent en chiffres ; « Aller à » donne la correction. Les nombres pièges : 11, 12, 16, 70, 71, 80, 81, 90.

5. Casser une dizaine. « Aller à » 30 et −1 : il n’y a pas de cube tout seul, une barre se casse en dix cubes. Puis 52 − 7 avec « Un nombre » et « retirer » : il n’y a que 2 cubes, une barre se casse, il reste 45.

6. L’addition en cubes, puis posée (périodes 4 et 5). « Aller à » 45, puis ajouter 37 : les cubes arrivent un à un, une barre se forme au dixième, puis trois barres arrivent. On pose ensuite 45 + 37 en colonnes et on montre d’où vient la retenue.

Dix activités détaillées, avec leur durée et leur déroulé, se trouvent dans la partie enseignant, sous l’animation.

Dans le cahier multimédia de l’ENT

Le bouton « intégrer » donne un code à coller dans une page du cahier multimédia. L’animation s’affiche seule, sans la partie enseignant, et démarre au nombre affiché au moment de la copie. On peut ainsi préparer une page par nombre de départ, avec une consigne courte à côté : en autonomie en classe, en groupe de besoin ou à la maison.

Ce que dit le programme du CP

« Les connaissances et les savoir-faire attendus concernent les nombres entiers jusqu’à cent. »

Le matériel recommandé toute l’année comprend des « cubes emboitables permettant de former des barres sécables de dix cubes ».

« Des soustractions par manipulation et cassage de dizaines sont effectuées dès la période 3. »

« À la fin du CP, l’élève maitrise l’écriture en lettres des nombres jusqu’à cinquante. »

Source : programme de mathématiques du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024, Bulletin officiel n° 41 du 31 octobre 2024, annexe 4 (texte du programme en PDF), en application depuis la rentrée 2025. Pour des séquences de classe : le livret d’accompagnement de mathématiques du CP sur Éduscol.

Pour aller plus loin

La même animation existe pour des nombres plus grands, avec la même logique : les nombres de 0 à 1000 (les nombres du CE1) et les nombres de 0 à 10 000 (les nombres du CE2).

Ces animations font partie des applications du LabIALIB, publiées sur la Forge des communs numériques éducatifs.

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