Projet FLSco — Structurer le français comme langue de scolarisation

Structurer le français comme langue de scolarisation par une approche explicite, contextualisée, inclusive et collaborative du vocabulaire et de la syntaxe

Ce projet s’inscrit dans une ambition large : faire vivre le français comme langue d’apprentissage, de pensée, de culture et de scolarisation. Dans le contexte de l’enseignement français à l’international, cet enjeu prend une forme concrète : permettre aux élèves d’accéder à la maîtrise du français et aux savoirs par la maîtrise du français comme langue de scolarisation, c’est-à-dire de la langue qui permet de comprendre les consignes, d’entrer dans les tâches, de construire les notions, de reformuler, d’expliciter et de produire dans tous les domaines.

Né au Caire, développé à Hong Kong à partir de ma pratique d’enseignant FLSco, le projet repose sur un constat de terrain : de nombreux élèves, en particulier les élèves allophones, rencontrent des difficultés moins en raison des contenus eux-mêmes qu’en raison des obstacles langagiers qui freinent leur accès aux apprentissages. À partir de ce qui est travaillé en classe, sont identifiés les mots, expressions et formulations nécessaires à l’entrée dans l’activité ; ils sont organisés en corpus contextualisés, puis travaillés explicitement.

Cette démarche ne vise pas à construire un parcours parallèle, mais à rendre les apprentissages de la classe ordinaire plus accessibles, dans une visée inclusive. Les dimensions plurilingues et interculturelles des parcours d’élèves y sont considérées comme des ressources pour comprendre, relier et apprendre.

Une plateforme en ligne constitue aujourd’hui un levier central du projet : elle permet aux enseignants de constituer leurs propres corpus et de partager leurs ressources, pour faire émerger une culture commune de la langue de scolarisation.

À son échelle, ce projet entend contribuer à une école plus explicite, plus inclusive, plus cohérente et plus collaborative, tout en participant au développement du français et de la francophonie comme espaces d’apprentissage, de pensée et de culture.

Paul Marimoutou

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *