Place le nombre sur la droite graduée : une animation du CP au CM2

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Nouvelle animation · Du CP au CM2 · Mathématiques · Réalisée avec l’IA

Place le nombre sur la droite graduéeDu CP au CM2, un même geste : trouver ce que vaut une graduation, puis compter à partir d’un repère

CP · CE1 · CE2 · CM1 · CM2 · Nombres entiers, fractions et nombres décimaux · Dès la période 1

Une droite, des graduations, un nombre à placer. Ou l’inverse : une flèche posée sur la droite, et une question — quel nombre montre-t-elle ? Cette animation fait travailler, du CP au CM2, une compétence que les élèves retrouvent chaque année avec des nombres plus grands, puis avec des fractions et des nombres décimaux : placer un nombre et repérer un point sur une droite graduée.

Elle s’ouvre dans le navigateur, sans compte et sans installation, sur ordinateur, sur TNI ou sur tablette. Rien n’est enregistré ni envoyé. Vous pouvez l’essayer directement ci-dessous : choisissez un niveau.

L’animation dans la page. Pour l’ouvrir en grand :

Ouvrir l’animation « Place le nombre sur la droite graduée »

Comment ça marche

  • On choisit un niveau — CP, CE1, CE2, CM1 ou CM2.
  • On choisit ses droites — chaque niveau propose plusieurs familles de droites, présentées sous forme de cartes à cocher, avec un exemple pour chacune (« De 0 à 20 · ex. 12, 16, 19 »). On garde celles qui correspondent à ce qu’on travaille.
  • Dix questions courtes — sept fois « Place le nombre » : l’élève touche la droite pour poser un repère, l’ajuste avec les flèches ◀ ▶ (ou les flèches du clavier), puis valide. Trois fois « Quel nombre est marqué par la flèche ? » : l’élève écrit le nombre ; sur tablette, un clavier de chiffres s’affiche.
  • Toutes les graduations ne sont pas numérotées — selon les droites, un nombre est écrit sous chaque graduation, ou seulement toutes les 2, 5 ou 10 graduations, et la droite ne commence pas toujours à zéro. Pour répondre, il faut donc d’abord trouver ce que vaut une graduation.
  • Deux essais, et une aide qui porte sur la méthode — après une erreur, l’animation ne donne pas la réponse : elle rappelle la démarche (« Regarde : chaque graduation vaut 1. Compte les graduations après 44. Essaie encore. »). Après un deuxième essai manqué, elle montre la bonne réponse et explique comment on la trouve (« La flèche montre 48. Chaque graduation vaut 1 : 4 graduations après 44. »).
  • On voit où on en est — les numéros des dix questions, en haut de l’écran, changent de couleur selon la réussite ; on peut revenir à une question avec « Précédent » et « Suivant ».
  • Un bilan qui encourage — à la fin, l’animation compte les nombres placés du premier coup. On peut rejouer avec de nouveaux nombres, changer de droites ou changer de niveau.

Ce que propose chaque niveau

  • CP — de 0 à 10, de 0 à 20, une dizaine (34 entre 30 et 40), de 0 à 100, et un départ au hasard (50 entre 47 et 57). Toujours de 1 en 1.
  • CE1 — de 1 en 1 jusqu’à 100 puis après 100 (346 entre 340 et 350), de 10 en 10 jusqu’à 100 et jusqu’à 1 000, de 100 en 100, et un départ au hasard.
  • CE2 — de 1 en 1 dans les milliers (3 457 entre 3 450 et 3 460), de 10 en 10, de 100 en 100, de 1 000 en 1 000, un nombre au milieu de deux graduations (2 450), et les fractions jusqu’à 1 (1/2, 3/4, 2/5), décochées au départ : on les ajoute à partir de la période 3.
  • CM1 — de 100 000 en 100 000, des morceaux de grands nombres, les dixièmes (5,8) et les centièmes (2,35), les fractions (5/4, 7/3), les fractions décimales (13/10, 45/100), un entier et une fraction (1 + 3/4), et le milieu de deux graduations.
  • CM2 — les grands nombres (45 300 000), les centièmes et les millièmes (2,354), les fractions (11/4), les fractions décimales (135/1 000), les écritures mélangées (45/100 entre 0,4 et 0,5), un entier et une fraction, et le milieu de deux graduations.

Les enjeux pédagogiques

Un nombre, c’est aussi une position. Sur une droite graduée, un nombre n’est plus une quantité d’objets : c’est un point, à une certaine distance de l’origine. Le programme du CP demande déjà de faire ce lien, en s’appuyant sur la règle graduée utilisée pour mesurer des longueurs. C’est ce même lien qui permettra, au cycle 3, de comprendre qu’une fraction ou un nombre décimal est un nombre comme un autre, avec sa place sur la droite.

D’abord trouver ce que vaut une graduation. On peut se tromper en comptant les traits sans regarder ce qu’ils valent, ou en comptant le trait de départ. L’animation oblige à commencer par la bonne question : de combien avance-t-on d’une graduation à la suivante ? Comme toutes les graduations ne sont pas numérotées, l’élève doit le déduire de deux nombres écrits. Et chaque aide le ramène à cette étape : « chaque graduation vaut… ».

Compter à partir d’un repère qui n’est pas zéro. Avec les droites « une dizaine » ou « départ au hasard », on part de 30, de 44 ou de 237. L’élève ne peut plus réciter la suite depuis zéro : il doit s’appuyer sur un nombre connu et compter les graduations après lui, ou avant lui.

Placer et repérer : les deux sens. Placer un nombre donné et lire le nombre que montre une flèche ne sont pas la même tâche. Les programmes demandent les deux, du CP au CM2 : l’animation alterne les deux types de questions dans chaque série.

Une même démarche, du CP au CM2. On passe de 1 en 1 à 10 en 10, puis à 100 en 100, à 1 000 en 1 000, aux grands nombres ; puis aux fractions, aux dixièmes, aux centièmes, aux millièmes. Le geste reste le même, seuls les nombres changent. Une équipe peut donc s’appuyer sur un outil commun d’un niveau à l’autre, et un élève qui a besoin de revenir à un niveau précédent le fait sans changer d’outil.

Pourquoi ça aide à apprendre

  • Une question à la fois. Une seule droite à l’écran, une seule consigne, dix questions courtes : l’attention de l’élève reste sur la droite.
  • Un retour immédiat, qui porte sur la méthode. L’aide ne dit pas seulement « faux » : elle rappelle la valeur d’une graduation et le repère à partir duquel compter. L’élève corrige sa démarche, pas seulement sa réponse.
  • Un deuxième essai. Chercher à nouveau, avec l’aide en tête, fait davantage apprendre que lire tout de suite la correction. La réponse n’arrive qu’après le deuxième essai, avec son explication.
  • Revenir souvent, peu de temps. Une série dure quelques minutes et les nombres changent à chaque partie : on peut y revenir plusieurs fois par semaine, en rituel, plutôt qu’une seule longue séance.
  • Un bilan qui valorise. Le score compte les réussites du premier coup, sans afficher les erreurs : l’élève voit ce qu’il sait faire et peut chercher à faire mieux à la partie suivante.
  • Pour les élèves allophones. On enseigne d’abord les mots de la droite — la graduation, le repère, la flèche, « après », « avant », « entre » — et la phrase « chaque graduation vaut… », que l’on fait répéter. Les messages de l’animation reprennent toujours les mêmes tournures.

En classe : quelques idées

1. Au tableau, avant de toucher la droite. On projette une question. Avant de cliquer, la classe répond sur l’ardoise, puis un élève explique à voix haute : « Une graduation vaut 10. Je pars de 30 et je compte 4 graduations : 70. » On valide ensuite dans l’animation.

2. Dire la méthode, toujours de la même façon. On affiche au tableau les trois étapes : je trouve ce que vaut une graduation ; je choisis un nombre repère ; je compte les graduations après (ou avant). Les messages de l’animation suivent le même ordre.

3. Avec la règle graduée. Au CP et au CE1, on alterne avec une vraie règle : mesurer une bande, puis placer le même nombre sur la droite de l’écran. La règle est une droite graduée que les élèves connaissent déjà.

4. En groupe de besoin. On ne coche qu’une ou deux familles de droites, celles qui posent problème : « départ au hasard » au CP, « de 10 en 10 jusqu’à 1 000 » au CE1, « au milieu de deux graduations » au CE2, les fractions ou les dixièmes au cycle 3.

5. En autonomie, sur tablette. Une série de dix questions, puis l’élève note son bilan sur son cahier. Il rejoue la même série en fin de semaine et compare.

Dans le cahier multimédia de l’ENT

L’animation s’ouvre directement sur les droites choisies si l’on ajoute le niveau et les numéros des cartes à la fin de l’adresse. L’écran « Choisis tes droites » donne la ligne à copier : par exemple ?niveau=cp&droites=1,2,3,4,5. Les cartes sont numérotées dans l’ordre où elles apparaissent à l’écran. On peut ainsi préparer, dans une page du cahier, une série de droites précise pour un groupe d’élèves.

Ce que disent les programmes

CP — « Savoir placer des nombres sur une demi-droite graduée de un en un. »

CE1 — l’élève sait placer un nombre, ou trouver le nombre qui correspond à un point, sur une demi-droite graduée « de un en un, ou de dix en dix, ou de cent en cent ».

CE2 — la même chose sur une portion de demi-droite graduée, jusqu’à « de mille en mille » ; à partir de la période 3, les fractions sont placées sur une bande-unité graduée.

CM1 — « Savoir placer une fraction ou la somme d’un nombre entier et d’une fraction inférieure à un sur une demi-droite graduée » ; les nombres décimaux vont jusqu’aux centièmes.

CM2 — placer et repérer sur une demi-droite graduée les entiers, les fractions et les nombres décimaux ; l’étude des nombres décimaux s’étend aux millièmes.

Sources : programme de mathématiques du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024, Bulletin officiel n° 41 du 31 octobre 2024 (texte en PDF), en application depuis la rentrée 2025 ; programme de mathématiques du cycle 3, arrêté du 10 avril 2025, Bulletin officiel n° 16 du 17 avril 2025 (texte en PDF), en application depuis la rentrée 2025 au CM1 et depuis la rentrée 2026 au CM2.

Pour aller plus loin

Cette animation fait partie des applications du LabIALIB, publiées sur la Forge des communs numériques éducatifs. Elle se complète bien avec l’animation « Construire les nombres de 0 à 100 », qui montre comment les nombres se construisent en dizaines et en unités.

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